Le kyste (nommé granulome sous les 5 mm) peut avoir comme origine une carie non soignée, un choc ayant nécrosé la dent ou encore un traitement endodontique insuffisant. Le kyste commence par la présence de bactéries toxiques dans les racines de la dent : diffuse, cette infection évolue en formant une poche de tissus. Pendant plusieurs années, il peut grossir sans bruit (ni douleur ou signes extérieurs). Souvent la poche infectée va générer du pus qui s’évacue par un petit bouton en provoquant un léger gonflement de la gencive. En cas de poussée infectieuse aigüe, le kyste déclenche un abcès qui sera résorbé en urgence par des antibiotiques. Les symptômes passeront sans pour autant soigner le kyste lui-même.

De l’importance de traiter un kyste

Un kyste ne s’arrête jamais de grossir, endommageant l’os qui soutient la dent et les dents voisines. La dent finira alors par se déchausser et tomber. Les sinus ou les fosses nasales pourront être également touchés. Une fois arrivé à un certain volume, le kyste va « déborder » dans la gencive : c’est la cellulite (ou chique). Des douleurs lancinantes, l’impression que la gencive est gonflée ou une augmentation rapide du volume de la joue puis des ganglions, des nausées, de la fièvre et une fatigue générale vont finir par apparaître si le kyste n’est pas traité.

Quels sont les risques ?

Pendant les années de progression à bas bruit, la dent va diffuser ses bactéries toxiques dans tout l’organisme entraînant des complications, potentiellement graves : sinusites, affections respiratoires, infection des prothèses articulaires, rénales, cardiaques…

Les différents traitements

Si le kyste est en phase aigüe ou douloureuse, un traitement antibiotique est d’abord prescrit. Selon les situations, le traitement du kyste peut consister en un traitement ou re-traitement des racines avec un produit antibiotique, c’est la voie d’abord endodontique. Il est possible d’opter pour la voie chirurgicale en première intention ou en complément de la voie endodontique. Elle consiste à retirer la totalité de la poche kystique. Si la racine est trop abîmée, l’extraction de la dent peut être préconisée.