D’origine génétique et relativement fréquente, cette absence peut concerner les dents temporaires (« de lait »), et bien plus souvent les dents définitives. Les agénésies les plus courantes se rencontrent principalement sur les dents de sagesse, les deuxièmes prémolaires du bas et les incisives latérales supérieures. Un enfant atteint d’agénésie dentaire doit être diagnostiqué précocement, dès les premiers symptômes. Outre ses parents, le médecin pédiatre et le chirurgien-dentiste sont les mieux placés pour détecter une absence de dent. Lors d’une première consultation à ce sujet, il est important de signaler d’éventuels antécédents similaires dans la famille. On distingue deux formes d’agénésie : l’agénésie dentaire isolée et l’agénésie dentaire syndromique.

L’agénésie dentaire isolée

L’agénésie dentaire est le plus souvent due à une anomalie génétique transmise des parents aux enfants. Dans sa forme la plus courante, la perturbation génétique responsable de l’agénésie n’affecte que la fabrication des dents : il n’y a pas de pathologie associée et l’on parle donc d’agénésie dentaire non syndromique ou isolée.
Il existe une variabilité dans l’expression de l’anomalie, ainsi un descendant peut ne pas avoir d’agénésie tout en étant porteur du gène responsable. De même, un descendant peut avoir un nombre de dents absentes différent de celui de son ascendant.

L’agénésie dentaire syndromique

Dans ce type d’agénésie, la perturbation génétique affecte également la formation d’autres tissus. L’absence de dents est alors le premier symptôme d’un syndrome génétique associé, et l’on parle dès lors d’agénésie dentaire syndromique. On recense environ 150 de ces syndromes : syndrome de Down, syndrome de Van der Woude, dysplasies ectodermiques, etc. Dans le cas d’une agénésie syndromique, l’intérêt de l’enfant requiert de consulter un généticien pour établir un diagnostic, afin de permettre une prise en charge globale en évitant l’aggravation des autres troubles.

Les traitements de l’agénésie

Le traitement de l’agénésie vise à préserver le capital dentaire restant du patient, à restaurer une bonne occlusion de la cavité buccale et à améliorer l’esthétique. En fonction du nombre et de la localisation des dents manquantes, la réhabilitation peut faire appel à la pose d’implants ou au port d’une prothèse amovible pour compenser la ou les dents absentes. Une oligodontie nécessitera une prise en charge à long terme comportant plusieurs interventions au cours la croissance de l’enfant.